La microscopie électronique en transmission électronique operando permet d’observer en temps réel et à haute résolution les matériaux pendant des réactions électrochimiques. Dans ce contexte les chercheurs de l’ITODYS et de MPQ ont montré que le faisceau d’électrons du microscope peut aussi fortement influencer les réactions observées en réduisant les ions Ni²⁺ en nickel métallique via la radiolyse, au lieu de former le précipité de Ni(OH)₂ attendu. Grâce à une modélisation, les auteurs séparent les effets de la réaction électrocatalytique de réduction de l’hydrogène (HER) de ceux induits par le faisceau, soulignant la nécessité d’interpréter avec prudence les données operando ainsi obtenues et proposant une méthode pour quantifier plus fidèlement les rendements catalytiques.

Toutes nos félicitations aux auteurs pour cette belle réussite scientifique, qui illustre l’excellence de la recherche menée à l’Université Paris Cité et la richesse des collaborations interdisciplinaires entre ses laboratoires.
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